Sous la cape du super-héro

La semaine dernière, j’ai publié sur Facebook ma première création de l’année; Une illustration que je pourrais presque qualifier de collaboration mère-fille.

Devant l’intérêt et l’enthousiasme (merci!!!), j’ai eu envie de vous ouvrir les portes de mon cerveau et de vous parler un peu de ma démarche ou plutôt de ma non-démarche artistique! Parce que oui, des fois j’ai une démarche préméditée, mais que ça se termine rarement comme je l’avais imaginé au départ.

Tout ce que je fait, est en accord avec mon mood du moment, mes préoccupations, mes intérêts, ce qui me touche, m’angoisse ou vient me chercher. TOUJOURS. Sauf que je le réalise souvent après. Hé oui, mon subconscient est en grande partie le seul responsable de ce qui prend vie lorsque je m’enferme dans mon atelier! Pour vrai de vrai.

Je vais donc vous décortiquer la réalisation de cette illustration, un petit tableau avec un sens bien spécial!

Ma fille a un intérêt pour les super héros par les temps qui courent. C’es peut-être de la que m’est venue l’idée, ou pas tout à fait non plus…

Première semaine de janvier, matin froid, je me mets à mes crayons. Pour l’exercice, car les pinceaux c’est comme un muscle, il faut l’échauffer quand ça n’a pas servi depuis un moment… Pendant que mes doigts s’activent mon cerveau vogue de droite à gauche… J’essaie de faire du ménage dans ma tête, à savoir où je vais donner de celle-ci cette année (Voir mon dernier article!). J’ai plusieurs opportunités qui arrivent, que je n’avais pas planifiés. Je me sens un peu dépassée et je sais que je ce n’est pas réaliste de vouloir tout faire, même si j’aimerais bien, que je déteste dire non et que j’ai tendance à me mettre beaucoup beaucoup de pression. Je souris en faisant le lien, tiens j’ai dessiné une super-héroïne, c’est quand même à propos!

Ma fille super enrhumée est à côté, elle fait des aller-retours entre la salle de jeu et l’atelier adjacent pendant que maman travaille. C’est souvent comme ça le matin. Par bouts, elle s’assoit à côté de moi et « travaille » elle aussi sur son petit chevalet avec ses pastels à l’huile. Ma concentration n’est pas optimale, je me fais interrompre souvent. C’est un choix que j’ai fait, celui d’avoir ma fille avec moi à la maison ET de travailler. Il y a des côtés positifs et des négatifs. Je ne vous en ferai pas la liste, mais ça implique je je doive bien gérer mon temps, d’avoir un certain équilibre (#Iwish) et de devoir faire des choix. C’est loin d’être toujours évident.

L’Illustration avance par petits bouts même seule je travaille rarement sur une longue période sans prendre des pauses. Pendant la sieste d’après-midi j’en suis à l’étape du collage. Je fouille dans ma méga collection de papiers, j’en sélectionne quelques uns. Rien ne « fitte ». Tout est trop doux, trop propre. Ça ne marche pas. Parce que oui, je fonctionne au feeling. Un peu de recul, je zieute la grosse tablette de papier manille avec les gribouillis de B. accrochée au petit chevalet. C’est coloré, c’est vivant, c’est un brin arrogant. Ça, ça « fitte »!

En plein l’esthétique dont j’ai besoin. Quelques découpes plus tard (je suis certaine que miss ne m’en voudras pas!) Voilà, que ses dessins se joignent au mien et que je crée à partir de ses lignes abstraites et colorées qui donnent le ton à l’image. Et c’est exactement LE TON.

gribouillisweb

Sieste fini, je finaliserai ce soir quand la miss sera couchée.

Activités terminées, souper mangé, cuisine rangée, fillette (enfin) endormie. Je fais un retour sur ma journée, j’analyse mon tableau. Le résultat est cool, comme dirait ma 2ansetdemi!

Depuis toujours j’aime les trais naïfs des dessins d’enfants, j’admire leur capacité à traduire toutes les émotions dans quelques traits simplissimes. Je trouve ça beau de dire que j’ai collaboré avec ma fille et que ça fonctionne. Comme si cette constatation vient valider mes choix de vie. Le tableau dégage une certaine rébellion qui me fait sourire. On dirait que mon héroïne met le monde au défi, qu’elle ME met au défi : « Je te gage que tu peux »… 

Oui je te gage que je peux. Au sens propre, comme au figuré.

Je te gage que je peux travailler avec ma fille.

Je te gage que je peux sortir des sentiers battus et barbouiller les murs, si ça me dit.

Je te gage que je peux créer pour les petits, même avec eux, pis surtout que ça peut être vraiment gratifiant.

Je te gage que je peux mener plein de projets de fronts, même si ça semble impossible ou utopique. Même si c’est de sortir de ta zone de confort.

Je te gage que je peux être une super-mom ET une super-femme. Parce que tsé, je suis pas juste une maman non plus.

Et puis, je te gage que cette illustration là risque de donner le ton à mon année….

Auriez vous gagé que toute cette réflexion se cachait dans la cape de ma super-héroïne? 😉 Avez-vous de la difficulté à trouver l’équilibre des fois?

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3 réflexions sur “Sous la cape du super-héro

  1. Faire des choix de vie pour ses enfants. Ce n’est pas toujours facile de garder cet équilibre entre accomplissement personnel et besoin de ses enfants. Qui suis-je, qui sont-il ?? Et la création dans tout ça? et l’accomplissement dans tout ça ? Bravo, ça donne le ton et ça donne l’envie. Merci pour ton partage

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